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30.09.2007
Je suis l'arbre qui cache la forêt d'Alice Poncheville, L'école des loisirs, 2005, 214 p.
La jeune narratrice de ce roman s'appelle Eli. Sa vie est riche mais compliquée car sa famille est sans le sou, sa mère George est un peu sorcière et ses petits frères parlent une langue imaginaire... Eli se demande pourquoi les autres ne peuvent pas les aimer, elle et sa famille, comme ils sont. La forêt est son refuge où elle cultive son jardin secret. Les arbres la protègent et ne la jugent pas, contrairement à tous ces humains que la différence dérange.
George, la mère d'Eli est une mère attachante et loin du modèle stéréotypé de la parfaite maman. Elle n'aime pas faire le ménage, effectue des petits boulots farfelus et les fins de mois sont difficiles... Mais elle fait en sorte que ses enfants ne manquent de rien et surtout elle les aime sans les emprisonner. Elle les aide à grandir et à faire leurs propres choix. Elle leur apprend aussi à se moquer de la bêtise des autres et à ne surtout pas rentrer dans le moule d'une société peu encline à accepter la différence.
La venue de ses règles va coincider avec deux nouvelles qui vont boulverser la vie d'Eli. George qu'elle pensait naturellement être sa mère biologique ne l'est pas et l'homme décédé il y a bien longtemps censé être son géniteur ne l'est pas non plus... Avancer dans la vie devient une lente désillusion alors elle cesse de marcher. Ses jambes ne la portent plus, elle devient paralysée du bas du corps. Heureusement la vie continue. Aimée et entourée plus que jamais par George sa mère adoptive, Karine sa mère naturelle, ses demis-frères, leur père, son prof de math, Marco et Isabelle... deux nouveaux de sa classe qui l'aiment pour ce qu'elle est et non parcequ'elle est populaire... Eli va reprendre goût à la vie et... à la marche.
Cette histoire douce-amère, pleine d'optimisme, montre que l'existence n'est pas un long fleuve tranquille et que compte tenu de ses vicissitudes, il faut profiter de chaque petit bonheur quotidien en se moquant des gens sectaires.
08:55 Publié dans Héroïnes battantes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.09.2007
Au delà de la porte (T.1): dans les griffes de la sorcière par Justine Labalestrier, Panama, 2006
Au-delà de la porte : dans les griffes de la sorcière met en scène Reason, une adolescente qui vit une situation traumatisante. Sa mère, Sarafina, vient d’être internée dans un hôpital psychiatrique et Reason est confiée à sa grand-mère Esmeralda. Depuis son enfance, Reason et Sarafina ont fui pour échapper à la lignée des sorcières à laquelle elles appartiennent malgré elles et Sarafina a toujours mis sa fille en garde contre Esmeralda qu’elle considère comme extrêmement dangereuse et puissante. Reason, à qui sa mère a toujours voulu inculquer la rationalité, se persuade qu’elle ne peut pas être une sorcière. Mais elle se rend vite à l’évidence qu’elle en est bien une, comme sa mère et sa grand-mère. Elle apprend aussi le triste sort des sorciers ; Ne pas utiliser ses pouvoirs et devenir fou, comme sa mère, ou pratiquer la magie et voir son espérance de vie diminuer comme une peau de chagrin. Le but de Reason, est désormais d’enrayer l’engrenage de la mort ou de la folie grâce à son don pour les structures et les nombres. Elle veut tenter de vivre le plus longtemps possible sans devenir folle. Son désir est aussi d’empêcher ses grands-parents Jason Blake et Esmeralda Cansino de voler l’énergie d’autres personnes et d’arracher Sarafina à sa solitude et à la torpeur de la folie. Un second tome devrait bientôt lui permettre d’aller jusqu’au bout de sa nouvelle quête.
11:40 Publié dans Sorcières, vous avez dit sorcières!? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.09.2007
Enola Holmes T.1 La double disparition
| Nancy Springer |
Et si Sherlock Holmes avait une soeur ! Elle s'appellerait Enola, ne souhaiterait pas qu'on la transforme en poupée et voudrait être reconnue comme un être doué d'intelligence. Eh, bien ! la voilà. Qui, sans complexe vis à vis de son frère, se met à résoudre des enquêtes. Brillante, vive, délurée...à lire en reprenant son souffle.
11:40 Publié dans Héroïnes aventurières | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.09.2007
Sorcière blanche de Anne-Marie Desplat-Duc
Dans Sorcière blanche, Agathe de Préault-Aubeterre nous conte son enfance et sa jeunesse mouvementée entre la Bretagne et Saint-Domingue. Elle épouse là-bas la cause des esclaves et découvre la magie vaudou avec le sorcier chaman Zaka. Opposée à l'intolérance religieuse, passionnée par l'herboristerie, Agathe lutte pour conserver son libre arbitre et son intégrité face au conformisme ambiant.
Paru aux éditions Rageot en 2006
19:00 Publié dans Sorcières, vous avez dit sorcières!? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.09.2007
Ne te mouille pas les pieds Marcelle! de John Burningham, Flammarion, 1977
Dans cet album, Marcelle transforme son après-midi à la plage où elle n’a le droit de rien faire en un film d’action dont elle est l’héroïne. Cette œuvre de John Burningham pointe « le déficit d’investissement dans le monde réel, que vient combler l’évasion dans le monde fictif » dû au « dimorphisme sexuel des conditions sociales[1] ».
16:07 Publié dans Albums jeunesse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.09.2007
CUSHMAN (K.), Matilda Bone, L'école des loisirs, 2005, 237 p.
L’histoire se déroule dans l’Angleterre médiévale. Mathilda Bone, jeune fille de quatorze ans très cultivée, ignore tout de la vie à l’extérieur du manoir dans lequel elle a vécu jusque-là, aux côtés de son tuteur, le père Lefreudus. Son existence change complètement lorsque celui-ci la dépose chez Peg la Rousse, la rebouteuse de la rue du Sang et de l’Os. Contrainte et forcée - et dans l’attente d’un improbable retour du père Lefreudus - elle devient l’assistante de Peg. Elle découvre alors, horrifiée, la vie du peuple de l’Angleterre médiévale, la dureté du travail, le froid de l’hiver et pire encore, l’absence de Dieu à leurs côtés. Dans cette ruelle officient une femme médecin, un apothicaire et un spécialiste des saignées. Ils n’ont pas pignon sur rue comme le riche médecin Théobald, mais ce sont eux que viennent voir les petites gens. Matilda ne les estime pas du tout et déteste être l’assistante de Peg. Pourtant, petit à petit, elle comprend que les prières aux saints apprises par le Père Leufredus ou la consultation des horoscopes et des urines ne sont pas les seuls moyens de soigner les gens. Chacun avec ses propres outils, ses mains ou ses paroles, peut réussir à guérir autrui même s’il n’est pas possible d’apprivoiser la mort. Elle comprend aussi la valeur de l’amitié et la multitude de ressources de l’esprit humain. Elle partage le quotidien de Peg, de ses patients et des autres experts en maux du corps et de l’âme, qui peuplent la ruelle du Sang et de l’Os. Elle apprend les gestes qui soulagent et gagne la reconnaissance de ses nouveaux amis. Surtout, elle acquiert la liberté de penser par elle-même. Matilda Bone est une remise en cause des préjugés et du sexisme car son héroïne est rebelle et possède un caractère solide et bien tranché. Les guérisseuses Peg la rousse et Margery sont des femmes rebelles, indépendantes et socialement actives, reconnues et rémunérées.
21:45 Publié dans Héroïnes érudites | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Littérature
05.09.2007
Hypatia
| Hypatia |
Traduit de l'allemand par Bernard Friot.
Hypatia est une femme philosophe vivant à Alexandrie au début du christianisme dans les années 400 après J-C.
C'est une personne très cultivée, dans la tradition grecque, et très influente. A cette époque, Alexandrie est une capitale intellectuelle et économique, un centre culturel de la Méditerranée, un carrefour, gouverné par des aristocrates gréco-byzantino-romains lettrés. Mais c'est la fin d'une époque, la crise prend le forme de l'agitation provoquée par les chrétiens, et Hypatia ne comprend pas. »
12:30 Publié dans Héroïnes érudites | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Littérature
Vanille, flibustière des Antilles
| Vanille, flibustière des Antilles |
Au XVIe siècle, les conquistadors font des ravages. Rien ne doit leur résister. Des terres, des croyances, des cultures sont en danger, provocant de nombreux massacres.
Vanille n'est pas une simple pirate. Elle est descendante d'une princesse maya et d'un déserteur espagnol, ce qui lui vaut un caractère bien trempé. Mais cela lui suffira-t-elle pour défendre des idéaux ? Entouré de ses amis, que pourra-t-elle sauver face aux conquistadors ?
12:20 Publié dans Héroïnes aventurières | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





