13.01.2008
L’art de prendre des gants… avec les mots
Autobiographie d’un fantôme et autres fictions
Eva Almassy
Médium de l'Ecole des loisirs, 2007
Madeleine Delande est la seule écrivaine au monde à n’écrire qu’avec des gants. Ses contes, nouvelles, lettres ou récits rivalisent d’inventivité. Les pensées surgissent à vau-l’eau, comme furieusement inspirées par la matière, l’apparence et l’utilisation de l’habit. D’ailleurs qu’il soit de tissu, de laine ou de cuir, l’écrin lui va comme un gant.
Il suffit à Madeleine de glisser ses mains dans des mitaines en cuir pour qu’elle devienne un instant la jeune Emma, éprise d’un bel inconnu à l’odeur sauvage. Parée de gants délicatement œuvrés en dentelle d’Irlande, Annaig, apprentie dentellière sur son île bretonne, est convoquée à la table d’écriture. Affublée de gants rouges très longs, Madeleine imagine la romance cruellement délicieuse de Zita et Antonio. L’insaisissable amoureux disparaît subitement de l’existence de sa belle en lui laissant d’ardents messages de rupture : « Mon amour, mon âme, mon tout. Ma demoiselle, ma Zita, mon orageuse…Si tu me regrettes, tu me reverras. Si tu me revois, tu le regretteras… »...
Vous pouvez retrouver la suite de ma chronique sur Sitartmag: http://www.sitartmag.com/almassy.htm
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08.09.2007
CUSHMAN (K.), Matilda Bone, L'école des loisirs, 2005, 237 p.
L’histoire se déroule dans l’Angleterre médiévale. Mathilda Bone, jeune fille de quatorze ans très cultivée, ignore tout de la vie à l’extérieur du manoir dans lequel elle a vécu jusque-là, aux côtés de son tuteur, le père Lefreudus. Son existence change complètement lorsque celui-ci la dépose chez Peg la Rousse, la rebouteuse de la rue du Sang et de l’Os. Contrainte et forcée - et dans l’attente d’un improbable retour du père Lefreudus - elle devient l’assistante de Peg. Elle découvre alors, horrifiée, la vie du peuple de l’Angleterre médiévale, la dureté du travail, le froid de l’hiver et pire encore, l’absence de Dieu à leurs côtés. Dans cette ruelle officient une femme médecin, un apothicaire et un spécialiste des saignées. Ils n’ont pas pignon sur rue comme le riche médecin Théobald, mais ce sont eux que viennent voir les petites gens. Matilda ne les estime pas du tout et déteste être l’assistante de Peg. Pourtant, petit à petit, elle comprend que les prières aux saints apprises par le Père Leufredus ou la consultation des horoscopes et des urines ne sont pas les seuls moyens de soigner les gens. Chacun avec ses propres outils, ses mains ou ses paroles, peut réussir à guérir autrui même s’il n’est pas possible d’apprivoiser la mort. Elle comprend aussi la valeur de l’amitié et la multitude de ressources de l’esprit humain. Elle partage le quotidien de Peg, de ses patients et des autres experts en maux du corps et de l’âme, qui peuplent la ruelle du Sang et de l’Os. Elle apprend les gestes qui soulagent et gagne la reconnaissance de ses nouveaux amis. Surtout, elle acquiert la liberté de penser par elle-même. Matilda Bone est une remise en cause des préjugés et du sexisme car son héroïne est rebelle et possède un caractère solide et bien tranché. Les guérisseuses Peg la rousse et Margery sont des femmes rebelles, indépendantes et socialement actives, reconnues et rémunérées.
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05.09.2007
Hypatia
| Hypatia |
Traduit de l'allemand par Bernard Friot.
Hypatia est une femme philosophe vivant à Alexandrie au début du christianisme dans les années 400 après J-C.
C'est une personne très cultivée, dans la tradition grecque, et très influente. A cette époque, Alexandrie est une capitale intellectuelle et économique, un centre culturel de la Méditerranée, un carrefour, gouverné par des aristocrates gréco-byzantino-romains lettrés. Mais c'est la fin d'une époque, la crise prend le forme de l'agitation provoquée par les chrétiens, et Hypatia ne comprend pas. »
12:30 Publié dans Héroïnes érudites | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Littérature





