08.03.2008

L'éducation des filles

1563600341.gifHistoire de l'éducation: N° 115-116 (numéro spécial) - L'éducation des filles - XVIIIe-XXIe siècles. Hommage à Françoise Mayeur - Table quadriennale (supplément à Histoire de l'éducation 115-116)

INRP

2008

Ce numéro rend hommage à Françoise Mayeur (1933-2006), pionnière de l'histoire de l'éducation des filles en France. Il montre d'abord comment, depuis la fin du XIXe siècle, ce champ de recherche a très lentement émergé, avant de bénéficier, d'une part, des impulsions de la problématique du genre, et, d'autre part, de son inscription dans l'histoire politique, sociale et culturelle, qu'a illustré F. Mayeur tout au long de son oeuvre.
L'histoire du personnel enseignant féminin fait l'objet de deux études originales, qui la confrontent avec celle du personnel masculin : pourquoi les institutrices sont-elles devenues majoritaires dans le corps enseignant primaire ? Comment les agrégées des lycées ont-elles concilié la spécificité de l'enseignement des jeunes filles avec leurs revendications d'égalité avec les agrégés masculins ?
L'enseignement donné aux filles est lui-même interrogé dans la perspective du genre : quelle a été la part de la formation proprement intellectuelle et de l'éducation aux rôles familiaux et sociaux, et en quoi ces objectifs ont-ils été spécifiques aux filles ou communs aux deux sexes ? Les enseignements analysés sont ceux qui ont été dispensés à l'école élémentaire du XVIIIe siècle à nos jours, dans les lycées de la Troisième République et dans les internats de rééducation de l'après-guerre.

17.02.2008

Le point G: centre de ressource sur le genre

6b105c9600a84177010773e77291acf2.jpgCentre de ressources sur le genre à la BM de Lyon

Identités, sexualités, mémoire gay et lesbienne

Découvrez le nouveau centre de ressources sur le Genre de la Bibliothèque municipale de Lyon, qui a pour objectif de rassembler un ensemble documentaire ciblé sur les questions d’identité de genre et d’orientation sexuelle. Trois grands corpus sont concernés : les livres dores et déjà présents dans les différents départements sites de la BM de Lyon, de nouvelles acquisitions, ainsi que des archives. Il s’agit à la fois de réunir des connaissances et de restituer la parole et l’expérience de personnes ou communautés stigmatisées. Le catalogue général de la BmL est en cours d’inventaire afin d’y repérer la problématique de genre et de sexualité.

A l'évidence, rendre visible les minorités et questionner les processus de construction identitaire reste nécessaire... Car il n'est tjs pas admis par tous que masculinité et féminité sont des constructions culturelles indépendantes de la physiologie... L’hétérosexualité est tjs vivement encouragée et valorisée du fait de la complémentarité des deux sexes biologiques pour procréer. En revanche, l’homosexualité reste stigmatisée voir complétement réprimée. L'inscription de ce centre dans un lieu public tel que la BM procède donc à deux nécessités: celle de faire reculer l’exclusion et celle d’inviter chacun à une réflexion sur les implications personnelles et collectives de nos représentations concernant le genre et la sexualité.


http://www.bm-lyon.fr/trouver/genre/fonds_genre.htm

15.02.2008

"les enjeux des stéréotypes sexués dans les conceptions du lien social"

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L'odre sexué : la perception des inégalités femmes-hommes

PUF

2008 

"Les mentalités évolueraient-elles plus vite que les pratiques en terme d'égalité entre les sexes ? La presse rivalise de sondages tendant à le démontrer. Plus de femmes aux responsabilités, voire une femme à l'Élysée, telle est la demande sociale si l'on en croit les médias. A travers une enquête qualitative sur la perception des différences légitimes et illégitimes entre les femmes et les hommes, ce livre questionne la boîte noire des mentalités en examinant les liens entre les ordres jugés justes, en particulier l'ordre naturel, social et politique. Au-delà de la polysémie de la notion d'ordre renvoyant à la fois au registre du classement, de la hiérarchisation et à celui de l'autorité, l'analyse de " l'ordre sexué " éclaire les enjeux des stéréotypes sexués dans les conceptions du lien social. Il s'agit donc d'interroger les liens entre les différences " naturelles ", les inégalités construites et les politiques d'égalité entre les sexes en se fondant sur l'analyse des représentations et non des pratiques. Ce choix part du constat du décalage entre la richesse des travaux universitaires et des enquêtes institutionnelles sur les inégalités entre les sexes et le peu d'études sur les significations qui sont données à ces inégalités aussi bien au niveau individuel que social."

Encore un livre à lire...

11.02.2008

Simone de Beauvoir... La femme indépendante

f6985f28141e36f5e6f245bd19531847.gifLa femme indépendante: extraits du Deuxième sexe

Folio

2008

Le deuxième sexe de Simone de Beauvoir est paru en 1949. Il compte deux volumes de 972 pages. La femme indépendante publié trés récemment dans la collection Femmes de lettres chez Folio 2€, reproduit l'introduction du premier volume (p:11-32) ainsi que le chapitre 14, "La femme indépendante" (p.521-559), et les pages finales du second volume (p.560-577). A lire, si comme moi, vous n'avez pas (encore...) eu le courage ou le temps de lire l'ouvrage dans son intégralité...

10.02.2008

Filles en mouvement et mouvements de filles : les héroïnes de Rouge & !or, 1947-1966

63a48618a604c87a0011f2e50169c770.jpgCahiers Robinson n°21
C.R.E.L.I.D., Université d'Artois
Les Cahiers Robinson explorent le domaine de la littérature de jeunesse, des lectures, des récits et des activités de l'enfant. Le numéro 21 de mars 2007 est consacré à la Bibliothèque Rouge et Or.

 L'article de Danièle Henky sur les  héroïnes entre 1947 à 1966 (p: 115-127) note que le personnage du premier roman publié dans cette collection est une héroïne, puisqu'il s'agit des malheurs de Sophie, et que choix éditorial ou non, cela a peut-être donné une impulsion particulière à la collection Rouge & Or. En effet, les livres de cette collection mettent en scène la plupart du temps des héroïnes intrépides qui n'ont rien à voir avec les modèles de soumission d'avant-guerre. Ces filles sont "en mouvement", ont un esprit frondeur et un goût aigu pour l'aventure. Mais entre 1950 et 1960, malgrès leurs ambitions modernes, les héroïnes, une fois devenues adultes, rentrent presque toutes dans le rang et finissent pas épouser l'homme de leurs rêves qui contribuera à leur aisance financière. "Innover sans aller trop loin" pourrait être le leitmotive de ces romans. D'ailleurs les héroïnes qui travaillent, éduquent, soignent ou assistent. Elles sont dans le don de soi, comme toujours...

L'étude des héroïnes de 1947 à 1966 souligne donc un paradoxe. Bien qu'elles affichent une réelle volonté d'émancipation (aventures dangereuses, énigmes à résoudre, réalisation de soi dans projet personnel), les qualités traditionnellement dites féminines et stéréotypées restent associées à elles ( douceur, fragilité, charme enfantin, sentimentalisme) et elles finissent, comme dans les contes de fées, par tomber dans les bras du prince charmant...

11.01.2008

L'histoire a-t-elle un sexe? Le genre du sujet historique et du sujet de l'histoire

c937b3d89ff43075b4f2f3ea0ac5f249.jpgSENAC-SLAWINSKI (R.), Ecrire l'histoire des femmes et du genre, ENS éditions, 2007.

"Dix ans après Ecrire l’histoire des femmes, Françoise Thébaud nous invite à poursuivre cette aventure inachevée en n’oubliant pas celle du genre. Elle nous donne ainsi envie de plonger dans un voyage entre savoir, mémoire et pouvoir."

Pour en savoir plus sur ce documentaire, lire la présentation de l'auteur sur le site de La vie des idées: 20071231_thebaud.pdf

 

28.12.2007

Trente cinq ans après la publication de Du côté des petites filles, où en sommes-nous ?

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BAUDELOT (C.), ESTABLET (R.), Quoi de neuf chez les filles ? Entre stéréotypes et libertés, Nathan, 2007, 141 p.

En 1973, Elena Gianini Belotti publiait aux éditions Des Femmes un livre fondateur sur l’origine sociale des inégalités entre les deux sexes. De manière claire et irréfutable, elle mettait en évidence le caractère socialement construit des différences entre le masculin et le féminin : «La soi-disant infériorité des femmes naît de leur conditionnement, elle n’est pas plus naturelle que ne l’est la supériorité de l’homme et si l’éducation ne visait qu’à développer des qualités humaines de l’enfant, sans tenir compte de son sexe, cette inégalité s’effacerait d’elle-même. » Trente cinq ans plus tard, le livre de Christian Baudelot et Roger Establet, Quoi de neuf chez les filles ? Entre Stéréotypes et libertés, en filiation directe avec le premier, dresse un panorama des continuités et des ruptures intervenues depuis, en s’appuyant sur les derniers travaux issus de différents champs disciplinaires (sociologie, histoire, neurobiologie, psychanalyse, psychologie). L’école est devenue mixte, les mères travaillent et, paraît-il, les pères font la vaisselle… Pour autant les attentes et les comportements des adultes à l’égard des filles et des garçons ont-ils réellement changé ? Les petites filles ne sont-elles plus traitées différemment des garçons ? Leur position sociale s’est-elle améliorée ?

Si la suite vous intéresse, cliquez sur ce lien et découvrez ma première chronique de livres sur Sitartmag...

http://www.sitartmag.com/quoideneuf.htm

25.12.2007

Le père Noël est féministe...

721c5f02e50b671ab3b2d01663106de1.jpgLe père Noël qui est venu me déposer les cadeaux au pied du sapin est passé à la librairie libertaire La Gryffe à Lyon et semble s'intéresser de prés aux études sur le Genre... Ce père Noël rajoute à ma pile de livres de chevet deux ouvrages qui me semblent fort intéressants, qu'il me tarde de lire ...

Femme = danger? Pour en finir avec le mythe de la femme dangereuse de Gonzague de Sallimard aux éditions Homnisphères, 2007.

Sommaire du livre:

LA GENESE DU MYTHE
  • Où il apparaît que la femme serait prétendument dangereuse pour la société
  • Quand la femme est physiquement dangereuse pour les hommes
  • Des tares physiques aux faiblesses psychiques
  • Dieu, lui aussi se méfie-t-il des femmes ?
  • Et pourtant elle tue !


LA MUTATION DU MYTHE

  • La sorcière
  • La femme seule
  • La féministe
  • La castratrice
  • L'androgyne
  • La femme active
  • La femme politique

et Le destin des femmes et l'école de Denise Guillaume aux éditions l'Harmattan, 1999.

 

 

10.12.2007

Devoirs d'écriture : modèles d'histoires pour filles et littérature féminine au XIXe siècle

34cc699cecedd734e3cd61076a896047.gifDevoirs d'écriture : modèles d'histoires pour filles et littérature féminine au XIXe siècle écrit par Bénédicte Monicat.

Tout au long du XIXe siècle, les femmes consacrèrent d'innombrables ouvrages de fiction à un jeune lectorat féminin. Assumant de la sorte les responsabilités éducatives qui leur étaient conférées, elles firent des écrits pour l'enfance et la jeunesse le domaine privilégié de l'activité littéraire féminine. Devoirs d'écriture est la première étude critique d'ensemble consacrée à ce pan d'une histoire littéraire méconnue qui mérite d'être abordée non seulement pour les liens qu'elle entretient avec l'histoire de l'éducation ou celle du livre et de la lecture, mais surtout pour ce qu'elle révèle d'une histoire des femmes qu'elle contribue à transformer.
L'ouvrage rend compte des modes d'écriture les plus représentatifs de ce vaste corpus et, ce faisant, propose une réflexion sur les phénomènes de sexuation à l'œuvre dans une production littéraire à la fois normative et déstabilisatrice. Robinsonnades et des récits de voyages imaginaires révèlent la difficulté à maintenir les héroïnes dans les confins d'univers domestiques. Les récits à la première personne signalent la difficulté qu'il y a à faire parler la petite fille, et plus encore la jeune fille, sans invoquer des processus d'individuation qui vont à l'encontre des modèles prescrits du comportement des femmes et des filles.
Par ailleurs, les contes ou petits romans témoignent de l'existence d'échappées ludiques et de projets esthétiques novateurs. Les romans, quant à eux, soumis à des fins édificatrices censées conjurer les dangers de la lecture, présentent aux lectrices des parcours de vie aux scénarios limités. Et pourtant, comme le montre l'analyse des romans de Zénaïde Fleuriot qui clôt cette étude, les méandres de la fiction au long cours mettent en lumière les paradoxes et les aspirations qui constituent les univers des femmes au XIXe siècle.
Si ces ouvrages de fiction offrent des modèles d'écriture prescriptifs, ils cultivent aussi le détachement critique dans des jeux de représentations dont Devoirs d'écriture souligne l'importance pour l'histoire des femmes au XIXe siècle.
(résumé de la quatrième de couverture)

21.11.2007

C'est pour un garçon ou pour une fille?: la dictature du genre de Georges-Claude Guilbert

2240859074fd58d59e0576a1df8709c1.jpgS'appuyant sur la recherche féministe anglo-saxonne, ce livre féroce s'en prend à la "dictature du genre" dans tous les domaines. "Nous naissons nus, tout le reste n'est que travestissement", selon RuPaul, la célèbre drag queen. Et si la nature avait parfaitement doté les femmes des outils nécessaires à la lecture des cartes routières, à l'infidélité, au braquage de banques ? Et si les petits garçons livrés à eux-mêmes adoraient jouer à la poupée ? Et si les hommes étaient tout aussi doués que les femmes pour préparer les biberons, langer et choyer les bébés ? Et si tous ceux qui croient le contraire n'étaient que les victimes d'une vaste conspiration mondiale vieille de 25 000 ans ? Voilà ce que cet ouvrage s'efforce de démontrer... Les illustrations de la rigidité des rôles attribués aux femmes et aux hommes ou, au contraire, les exemples de transgression sont puisés dans la vie quotidienne, la littérature et la culture populaire. Fervent adepte des théories "constructionnistes" de la personnalité, Georges-Claude Guilbert défie équitablement les phallocrates comme les féministes "essentialistes" qui ne jurent que par la Féminité et rejoignent en cela leurs "adversaires" machistes.

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